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De
quoi s'agit-il?
Tout à (re) dire propose un état des
lieux des traumatismes infligés à notre planète,
conséquences des abus de l'humanité
au cours de sa récente modernité. Ce site n'a pas de vocation
d'exhaustivité ou de crédibilité scientifique. Il
rassemble différents articles glanés ça et là
sur la toile, traités en versions condensés en citant ses
sources de publications.
Définition des fondamentaux : Ecologie,
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Ecosystèmes : Rapport alarmant aux
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nucléaires : Bientôt l'urgence de la déconstruction
Les
solar towers : les tours solaires du désert Australien
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Les changements climatiques
Bilan d'un siècle de développement
galopant, l'industrie altère significativement notre fragile
équilibre climatique. Un éveil des consciences?
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Déforestation dans
le monde
Les poumons du monde s'épuisent, notament
la vaste forêt amazionienne. situation
et conséquences Lire
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Nucléaire : Risques, déchets,
accidents
Introduction aux déchets, et l'histoire de
lieux de tristes réputations... Mayak, Tomsk-7, Tchernobyl...
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Des projets plus ou moins
fous
Ce que nous réserve le futur pour améliorer
la condition humaine et son environnement.
Des idées aux expériences... Lire
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La planète en vrac
Liens
«
C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre
humain n’écoute pas. » Victor Hugo
La planète en vrac
Ecosystèmes
: Rapport alarmant aux Nations unis
Un rapport écologique vient d'être
rendu aux Nations unis. 1360 experts ont compilé et analysé
pendant 4 ans les données existantes de l'impact de l'homme sur
notre environnement, ils sonnent l'alarme sur l'état inquiétant
de notre planète. Le constat est clair, l'exploitation effrénée
des ressources naturelles a certe permis l'amélioration des conditions
de vie d'une population en croissance rapide, mais au détriment
d'un grand nombre de nos écosystèmes vitaux. Aujourd'hui,
60% des "services vitaux" fournis à notre planète
par les écosystèmes ne sont plus assurés, ce qui
met à terme la pérennité même de la vie sur
terre...
Certains de ces services sont stables, notamment les espaces naturels
qui sont devenus des puits de carbone qui atténuent faiblement
l'impact de l'homme sur le climat. Les forêts progressent au nord
de la planète et reculent au sud. Mais l'essentiel des services
régressent, frappant durement les populations pauvres. Les réserves
d'eau douce reculent face aux besoins croissants d'irrigation et énergétiques,
notamment avec la pollution des sols par les engrais.
Les changements des écosystèmes ont permis d'augmenter le
bien être des hommes, les cultures, l'élevage et l'aquaculture
ont connu un développement record depuis 1950, mais insuffisant
pour remédier à la faim dans le monde. Aujourd’hui,
des stocks (poissons) se réduisent et vont continuer à décroître.
Des changements importants dans les pratiques des politiques
environnementales des pays peuvent encore inverser la tendance, mais ces
changements doivent être majeurs et n'ont malheureusement pas encore
été annoncé...
Libération : 31 mars 2005
Le site de l'évaluation des écosystèmes
: (base de ressources, en Anglais) : www.MAweb.org
Les différents rapports disponibles sur le site : Rapports
Télécharger le rapport : évaluation
des écosystèmes pour le millénaire (en Français)
Extraits des messages essentiels du rapport :
La diversité biologique ne contribue pas uniquement
au bien-être matériel et à la subsistance des êtres
humains. Elle contribue également à la sécurité,
à la résilience, aux relations sociales, à la santé
et à la liberté de choix et d'action.
Les changements au niveau de la diversité biologique
en conséquence des activités anthropiques a été
plus rapide au cours des cinquante dernières années qu'à
toute autre période de l'histoire humaine et les facteurs de
changement qui sont responsables de l'appauvrissement de la biodiversité
et conduisent à la transformation des services procurés
par les écosystèmes sont ou bien constants, ou ne montrent
aucun signe de diminution avec le temps, ou encore s'intensifient.
De nombreux groupes sociaux ont bénéficié
de la conversion des écosystèmes naturels en écosystèmes
dominés par l'être humain et de l'exploitation de la diversité
biologique. Toutefois, ces bénéfices ont été
réalisés à des coûts de plus en plus élevés,
sous forme d'appauvrissement de la diversité biologique, de dégradation
de nombreux services dispensés par les écosystèmes
et d'aggravement de la pauvreté d'autres groupes sociaux.
La transformation des habitats (occupation des sols, modification
physique des rivières ou prélèvement de leurs eaux,
appauvrissement des récifs coralliens, et dégradation des
fonds marins par la pêche au chalut de fond), les changements climatiques,
les espèces exotiques envahissantes, la surexploitation des espèces
et la pollution sont les facteurs directs les plus importants de l'appauvrissement
de la diversité biologique et des changements au niveau des services
dispensés par les écosystèmes.
De meilleures techniques d'évaluation et informations
sur les services dispensés par les écosystèmes indiquent
que, bien que de nombreux individus bénéficient des actions
et activités conduisant à une perte de la diversité
biologique et à des changements au niveau des écosystèmes,
les coûts de ces changements supportés par la société
sont souvent plus élevés. Même dans les cas où
notre connaissance des coûts et des bénéfices est
incomplète, il importe d'adopter une approche de précaution
au cas où les coûts associés aux changements subis
par les écosystèmes seraient élevés ou les
changements irréversibles.
Des efforts sans précédent seraient nécessaires
pour réaliser, d'ici 2010, une réduction appréciable
du rythme de perte de la diversité biologique à tous les
niveaux.
Les buts et objectifs à court terme ne suffisent
pas. Etant donné les délais de réaction des systèmes
politiques et socioéconomiques humains et des systèmes écologiques,
il importe de fixer des buts et des objectifs à long terme (par
exemple 2050) pour orienter les politiques et les actions.
La science peut contribuer à veiller à ce
que les décisions sociales soient prises sur la base des meilleures
informations disponibles, mais, au bout du compte, le choix et les décisions
concernant les niveaux de diversité biologique appartiennent à
la société.

Les
risques des cultures OGM pour la biodiversité enfin constatés
Une étude vient de paraitre en Grande Bretagne
qui met en évidence que la culture d'OGM présente une menace
pour la bio diversité. Des cultures courantes de types Colza, betteraves
et maïs ont été mis en regard de cultures transgéniques.
Au moment de la récolte, on constate 3 fois plus de mauvaises herbes
dans les champs de culture conventionnelle. Les mauvaises herbes abritent
certains insectes. Sans ces mauvaises herbes, les insectes disparaissent,
ces disparitions présentent une menace pour la biodiversité
des terres cultivées. Les vrais responsables en sont les herbicides
utilisés, et non les OGM eux-mêmes. En effet, les herbicides
employés sur les plants conventionnels sont pulvérisés
avant que les plants sortent de terre, tandis que les herbicides propres
aux plants transgéniques, qui ont un spectre plus large, sont appliqués
plus tard et tuent plus largement les plantes sauvages.
Sources : Le monde 23/04/2005

La guerre de l'eau,
un futur proche
Depuis une vingtaine d'année, les usages
de consommation de l'eau courante ont changé. Les gens achètent
massivement de l'eau "minérale" en bouteille - 130L/an
par habitant - et sont convaincus de l'idée reçue suivante
: l'eau courante du robinet des villes n'est pas vraiment potable.
Dans le commerce de l'eau minéral, on trouve de grandes compagnies
alimentaires qui oeuvrent à modifier les comportements des individus
à grand coup de campagnes de marketing et de publicité.
Au delà de développer une nouvelle gamme de produits et
d'en tirer des bénéfices substantiels, quels sont les véritables
enjeux de l'eau potable?
Les besoins et les ressources en eau
A l'échelle de la planète, les prélèvements
d'eau ont été multipliés par plus de 7 entre 1900
et 1995, soit un rythme de croissance supérieure à deux
fois celui de la population mondiale. A l'échelle de la population
mondiale, on estime à 500 m3 les besoins annuels moyens en eau,
par habitant, tous usages confondus.
Sur la planète, 70 % de la surface du globe est recouvert d'eau.
Mais au final, l'homme utilise moins d'1 % du volume total d'eau douce
présent sur Terre, soit environ 0,028 % de l'hydrosphère.
Ceci englobe les cours d'eau, les réservoirs naturels ou artificiels
(lacs, barrages...) et les nappes souterraines dont la profondeur n'est
pas trop importante pour qu'elles soient exploitables à des coûts
abordables.
On évalue à 40 000-45 000 km3/an, la ressource mondiale
en eau continentale. En 1950, elle était estimée à
17 000 m3/personne/an. Mais, du fait de la forte croissance démographique
couplée à l’industrialisation, l’urbanisation
et l’intensification agricole, la ressource en eau renouvelable
et disponible n’était plus que de 7 500 m3/personne/an en
1995. Elle devrait chuter à moins de 5 100 m3/personne/an en 2025.
Que reproche t'on à l'eau courante?
L'eau du robinet, 100 fois moins cher que la bouteille, pose un problème
de qualité à la population des pays industrialisés.
Les principaux reproches sont essentiellement liés au goût
: Le calcaire (calcium, utile et très recherché dans les
eaux minérales), le chlore, supprimable en mettant une carafe au
réfrigérateur. En ce qui concerne la santé, des polémiques
existent autour du fluor et de l'aluminium présents dans l'eau.
Des études de l'INSERM ont démontré un taux d'aluminium
30 fois supérieur à la norme dans l'eau du robinet. Hors,
il s'agit d'un neurotoxique potentiellement dangereux, sa présence
s'explique par l'utilisation
de sulfate d'alumine dans les stations d'épurations. Des produits
alternatifs et inoffensifs existent, mais leur coût est supérieur.
L'absence d'information sur le sujet est attribuée à la
pression du lobby de l'eau. Le dernier point noir concerne les nitrates,
pourtant présents en faible quantité (moitié moins
que dans les légumes)
Les enjeux industriels
Pour en revenir au commerce de l'eau minéral, il faut se rappeler
que l'accès à l'eau potable est reconnu depuis 2002 comme
un droit fondamental et universel de l'homme, au même titre que
la nourriture et la santé, indispensable pour mettre en oeuvre
"le droit à un niveau de vie suffisante". Pour autant,
1,2 milliards d'individus n'ont toujours pas accès à l'eau
potable. Les ressources de la planète sont donc d'une part très
inégalement réparties, d'autre part on aura compris que
l'eau tant à devenir un bien précieux, fatalement destiné
à tomber dans le giron des industriels.
Pour en revenir au mode de consommation des individus,
on comprend mieux l'intérêt des industriels à modifier
notre perception de la valeur de l'eau, à nous convaincre qu'il
s'agit d'une denrée aux propriétés variées
et bénéfiques qu'il convient de payer au prix fort. Ces
même industriels prendront certainement le contrôle à
terme des sources / ressources naturelles dans cette même logique
qui motive aujourd'hui les lobby pétroliers. Ces ambitions seront
certainement facilitées par le désinvestissement progressif
des services publics au bénéfice des entreprises privés.
La population dont les mentalités est pré conditionnée,
trouvera certainement légitime que pour des raisons sanitaires,
l'eau devienne un objet de marchandise sujet aux méandres boursiers
de ses propriétaires
Ces perspectives mettent en évidence qui l'égalité
des chances semble de moins en moins gagnée d'avance, et que le
débat de l'eau ne fait que commencer...
Tout à redire
Plus d'infos sur l'eau :.h2o.net

Faune : Le vers
essentiel à l'humanité
En
dépit de leur petite taille, protozoaires (amibes), arthropodes
et ingénieurs du sol (vers, termites, fourmis...) rendent d'immenses
services à l'humanité.
Le ver aère le sol, le conditionne, il y enfouit de la matière
organique via ses excréments, il contrôle les parasites...
On a découvert que dans une rizière infestée de nématodes,
l'introduction de vers de terre neutralisait leur nocivité. "On
ne comprend pas exactement pourquoi, mais le ver semble déclencher
l'expression de certains gènes chez la plante qui lui permettent
de résister au parasite." selon le laboratoire d'écologie
des sols tropicaux de l'IRD.
L'agriculture, la déforestation ou l'épandage de toxiques
affectent lourdement le peuplement de la faune. «La biomasse des
vers a beaucoup diminué. Dans certains cas, l'abondance de la faune
a chuté de 90 %»
Le labour démolit l'habitat de ces animaux deux fois par an. C'est
pourquoi des céréaliers testent le «sans-labour»,
comme au Brésil où 10 millions d'hectares sont cultivés
selon cette méthode.
Sources : Liberation du 30/08/04

Ampleur
de la fonte des glaciers
La Terre chauffe, ses glaces fondent. Mais
le processus est compliqué, tant par ses mécanismes que
par ses effets. D'ou l'inquiétude sur le rythme et les conséquences.
les scientifiques tentent de mesurer le phénomène. Un travail
délicat, qui exige l'observation de longue durée, indispensable
pour en anticiper les conséquences. Certaines d'ampleur planétaire
comme la hausse du niveau des océans. D'autres plus régionales
sur les débits des rivières , tant pour les écosystèmes
naturels que pour les sociétés.
Sur les sommets andins, les glaciers se réduisent
comme peau de chagrin... au rythme des El Niño qui réchauffent
la côte pacifique de l'Amérique du Sud. L'équipe de
l'Institut de recherche pour le développement (IRD) a mis en évidence
leur régime particulier : recharge par les neiges tombant sur leur
partie haute durant l'hiver, fonte par leur partie inférieure toute
l'année, accentuée lors de l'été (austral).
Lors des années à Niño, la chaleur supplémentaire
et des pluies intenses accélèrent le processus sans qu'il
soit compensé par les périodes inverses (les Niña)
durant lesquelles les côtes sont plus froides que la moyenne et
où les glaciers parviennent à stopper leur amincissement,
voire à reprendre un peu de poids. Le glacier Chacaltaya (Bolivie)
perd ainsi deux fois plus de glace que dans les années 1963-1983.
Si ce rythme se maintient, il disparaîtra avant 2015.
En fondant, les glaciers changent le régime des
rivières, dont le débit sera strictement déterminé
par les précipitations, au lieu d'être alimenté de
manière plus régulière par les glaciers. Les paysans
qui, en aval, utilisent cette manne liquide pour l'irrigation devront
s'adapter.
Si les rythmes et les calendriers sont différents,
d'autres régions du monde vont expérimenter le même
processus : les Pyrénées ou le Kilimandjaro seront libres
de glaciers avant la fin du siècle. A plus long terme, Yao Tangdong,
figure de proue de la glaciologie et de la paléoclimatologie chinoise,
avertissait de la fonte accélérée de glaciers des
hauts plateaux tibétains équivalente «au débit
du fleuve Jaune».
Côté pôle Sud, les mécanismes
en cause sont souvent plus subtils que la fonte. L'Antarctique est trop
froid pour fondre, mais c'est la course à la mer de ses «fleuves
solides» qui s'accélère. Une équipe américaine
vient de publier les résultats d'observation par des satellites
(altimètre laser) et par avions, de la décharge de 250 kilomètres
cubes de glace par an dans la mer d'Amundsen (Antarctique de l'Ouest).
Ce processus de «vêlage» est spectaculaire, donnant
naissance à d'immenses icebergs tabulaires de centaines de mètres
d'épaisseur qui s'éloignent des côtes et vont fondre
au large. Ce flot solide est le plus rapide de l'Antarctique, il pourrait
pourtant «s'accélérer encore», avertissent les
glaciologues.
Si les modifications régionales entraînées
par ce vêlage accéléré sont importantes, c'est
surtout l'impact planétaire du phénomène qui interroge
les scientifiques. Selon leurs calculs, la hausse actuelle du niveau des
océans un peu moins de 2 mm par an en ce début de
siècle pourrait être due «pour moitié»
à la fonte des glaciers. Le problème, c'est que cette seule
partie, si elle venait à fondre en totalité, élèverait
le niveau des océans de six mètres. Jusqu'à présent,
rien n'est venu indiquer qu'une telle perspective soit à l'ordre
du jour avant un millier d'années, mais on comprend que les glaciologues
scrutent l'Antarctique, à l'affût d'éventuels changements
de rythme.
Sources : Libération du jeudi 07 octobre 2004,
Sylvestre HUET

Biodiversité,
l'extinction des espèces.
L'urbanisation, la déforestation
et les diverses pollutions provoquent l'extinction de nombreuses espèces
de la flore et de la faune, déséquilibrant l'écosystème
des espèces interdépendantes.
La planète a connu 5 grandes périodes d'extinction massive
d'espèces vivantes depuis 500 000 millions d'années. Probablement,
nous vivons actuellement une 6ème période, provoquée
par la démographie galopante de l'homme. Certaines estimations
attestent de la disparition de 10 000 espèces chaque année.
Il est important de prendre conscience que la plupart des problèmes
environnementaux sont réversibles sous réserve d'actions
adaptées. Ce n'est pas la cas de la perte de la biodiversité.
Et les spécialistes sont unanimes sur le fait que 20% des espèces
vont disparaître au cours des 30 prochaines années.
En portant atteinte à la stabilité des écosystèmes,
c'est aussi des produits naturels qui disparaissent, et ces pertes sont
considérables.
En regard de la croissance démographique de l'homme, il convient
de dresser une liste des points "chauds" de la planète.
Ce sont des foyers de plantes et animaux endogènes menacés
de disparition, par l'action de l'homme.
Hawaii, Madagascar, les forêts d’altitude de l’Équateur,
la forêt atlantique du Brésil, les Ghâts occidentaux
de l’Inde, la forêt couvrant les versants sud de la chaîne
de l’Himalaya et les récifs coralliens sont des points chauds
identifiés.
Source: revue Environmental Science and Technology
« Biodiversity at the Crossroads ». Juin 2001
Proportion d'espèces animales menacées
Les singes sont les plus en danger, la moitié d'entre eux étant
à risque. Par ailleurs, 37 % des ongulés (cerfs, chevaux,
rhinocéros, chameaux) et 36 % des insectivores (taupes, musaraignes,
et hérissons) sont en danger.
Pour les oiseaux, le danger pèse surtout sur les espèces
insulaires. Depuis sa colonisation, au XVIIe siècle, l' île
Maurice a ainsi connu 21 extinctions de volatiles, dont le fameux dodo.
La disparition probable de certaines espèces animales ont sensibilisé
le public et des mesures de sauvegarde sont entamées. Le panda
géant (Chine), l'éléphant d'Asie et l'éléphant
d'Afrique, le rhinocéros, le gorille, le chimpanzé (risque
de disparition en 2010), le léopard des neiges au Népal,
les tigres, les ours, les dauphins, baleines et marsouins sont des espèces
protégées.
La répartition de la biodiversité
Selon l'ONG Conservation internationale, parmi les 17 pays à la
biodiversité la plus riche du monde (parmi lesquels les Etats-Unis,
la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, la Malaisie et
la Colombie), le Brésil occupe la première place, loin devant
les autres, avec 23% de l'ensemble des espèces de la planète.
A titre de comparaison, la Suisse ne possède qu'une plante endémique
(c'est-à-dire qui n'existe nulle part ailleurs), l'Allemagne 19
et le Mexique 3000.
Rien qu'en Amazonie, le Brésil compte 20000 espèces endémiques.
Sans oublier les espèces végétales, les mammifères,
les oiseaux, les reptiles, les insectes et les poissons de la Mata Atlântica
(forêt dense caractérisée par des feuillus pouvant
atteindre 35 mètres de haut et un sous-bois riche), du Cerrado
(savane caractérisée par la présence d'arbustes secs
au milieu des graminées), du Pantanal (zone de marais autour de
la rivière Paraguay située dans l'Etat du Mato Grosso),
de la Caatinga (zone du Nordeste où abondent les chênes),
des manguezais (terrains où poussent les manguiers), des grandes
étendues du Sud et des zones côtières.
Source: Ricardo Arnt,Courrier International
19/07/2001
La
pollution urbaine
On appelle pollution urbaine la pollution de l’air
dans les villes, souvent mise en évidence par des « pics
» de pollution, plusieurs fois par ans. On sait aujourd’hui
que l’impact de la pollution citadine sur la santé n’est
pas négligeable.
Les pics se produisent pour des raisons météorologiques,
l’absence de vent et une inversion de température créent
des conditions climatiques propices à ces pics.
Au niveau des responsabilités, la proximité des activités
industrielles joue sans conteste un rôle important. L’autre
grand responsable désigné reste le transport, qu’il
soit individuel, collectif diesel pour les déplacements interurbains,
ou encore les poids lourds traversant les villes.
Les trois principaux polluants sont :
- Le dioxyde d'azote : oxydant qui peut transporter des composés
toxiques dans les voies respiratoires, diminue le seuil de sensibilité
aux infections bactériennes et virales ainsi qu'à la réactivité
aux allergènes.
- L'ozone : un gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires.
- Le dioxyde de soufre : un gaz irritant qui peut déclencher un
spasme bronchique chez les asthmatiques et qui peut altérer la
fonction respiratoire de l'enfant.
Au niveau de la santé, des études (1994 Erpurs)
ont mis en évidence plusieurs corrélations entre la concentration
de ces polluants et le nombre de décès, d’hospitalisation,
d’arrêts de travail et de visites médicales, notamment
sur les plus faibles (enfants, personnes âgées, personnes
malades et pour les asthmatiques)
Une étude norvégienne montre que la pollution de l'air en
ville, provoquée par la circulation automobile, peut accroître
le risque de cancer du poumon. L’étude suivait 16000 hommes
de 40 à 49 ans pendant 26 ans. 418 personnes ont développés
un cancer du poumon sur cette période, démontrant que le
risque est accru de manière significative pour les hommes exposés
à une plus forte concentration en oxyde d'azote dans l'air ambiant.
(Extrait de la revue « Thorax »)
Les dépenses de santé et les dépenses
pour limiter la pollution sont aujourd’hui colossales, elles se
chiffrent en milliards d’euros pour la France. Pour exemple et toujours
pour la France, des dispositifs sont mis en place. Les grandes villes
se sont dotées d’un réseau de surveillance de l’air
afin de déclencher des alertes. De plus, chacun a le droit d’être
informé sur la qualité de l’air qu’il respire
et de ses effets sur la santé. Le préfet de région
est en charge de réduire les effets de la pollution atmosphérique
et de mettre en place un plan de protection gradué. Les grandes
agglomérations doivent élaborer un plan de protection de
l’atmosphère.
Des expériences sont également menées, type circulation
alternée, développement des transports en commun (tramway),
stimulation du co-voiturage, de l’utilisation des véhicules
et scooters électriques, des vélos, restriction de circulation
en fonction du niveau d’alerte, journées sans voiture…
Des solutions de transport individuel non polluant existent, bien entendu,
mais elles n’ont pas encore démontrée leur viabilité
économique. Voiture mixte essence/électrique, Véhicule
au Gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou le gaz naturel
véhicule (GNV)
Le pot catalytique a néanmoins permit de réduire de deux
tiers les émissions de trois polluants : monoxyde de carbone, les
hydrocarbures et l’oxydes d’azote.
Ailleurs, d’autres mesures ont fait leur apparition, ainsi la Californie
instaure le permis de polluer pour les industriels. Encore ailleurs apparaissent
des péages urbains en entrée de ville, l’alternance
de plaques minéralogiques…
Toutefois, toutes ces mesures possèdent des inconvénients
qui nuancent leurs avantages : l’alternance des plaques minéralogiques
incite à la possession de deux véhicules ou au trafic de
plaques.
(Sources multiples)
Pollutions marines
d'origine navale en Méditerranée.
La mer Méditerranée est gravement
victime des rejets illicites et des déballastages illégaux.
- Les pétroliers pratiquent le déballastage sauvage, c'est
a dire le nettoyage des cuves entre deux chargements de natures différentes
ou le remplissage des cuves avec de l'eau de mer afin de garantir la stabilité
du navire, effectué en pleine mer. Le déballastage normal
devrait être réalisé à quai, mais l'opération
est très onéreuse et nécessite l'immobilisation du
navire. Côté sanctions, le risque d’être pris
en flagrant délit est extrêmement faible : la majorité
de l’espace maritime se situe en zone internationale, sans juridiction
précise.
- La pollution de tous les navires civils : Tankers, ferries, bateaux
de pêche… ces navires utilisent comme énergie de propulsion
un fuel brut de piètre qualité. Pour pouvoir être
utilisé comme carburant, ce fuel est centrifugé. Les résidus
non-combustibles restant après cette opération sont la plupart
du temps stockés en fond de cale avant de finir par dessus bord
lors d’un nettoyage (résidus nommés "sludges")..Particulièrement
abondants sur un navire, les huiles de vidange et les produits de graissage
s’ajoutent à cette pollution.
- A cela s'ajoute les accidents de type type marée noire. (24000
tonnes pour le pétrolier Prestige en 2002)
Conséquences :
L'impact de la pollution par marée noire : 29% non dégradées
pénètrent les sédiments, 15% souillent les côtes,
56% des hydrocarbures disparaissent (22% de bio dégradation, 16%
de dissolution dans l'eau, 15% dévaporation, 3% d'agglomèration
en mer.)
Pour les rejets de dégazages, l'évolution est moins connue,
mais nous savons que les huiles de synthèses sont non-dégradables.
Les métaux lourds et agents toxiques ont un effet dramatique sur
la faune et la flore maritime. En Méditérannée, ce
sont 1,2 millions de sludges rejetés, soit 30% de la flotte mondiale
(4,1 millions de tonnes pour une consommation de 228 millions de tonnes
de fuel).
On dénombre 280 rejets par jour en Méditerannée,
soit un quantité moyenne de 10 tonnes.
L'estimation de la surface polluée annuelle en Méditerannée
oscille entre 75 000 et 150 000 km² (concentration sur les littoraux
nord et nord est)
Le remède proposé par la wwf consiste essentiellement
dans l'intégration des coûts de déchargement des déchets
dans la taxe portuaire, dans l'harmonisation des sanctions et la création
de zones écologiquement protégées (ZPE), ce qui sous
entend de renforcer les moyens de contrôle.
Sources : site wwf.fr,
dossier "mer d'huile?" A lire sur ce site : le rapport sur la
pollution marine par hydrocarbures et les dégazages sauvages en
Méditérannée
.
Bhopal : La tragédie
Chimico-industrielle historique de 1984.
Durant la nuit du 02-03.12.1984, 40
tonnes d'isocyanate de méthyle, de cyanure hydrogéné,
d'amine mono-méthyle et d'autres gaz mortels se sont échappés
de l'usine de pesticides d'Union Carbide à Bhopal (Ville industrielle
du centre de la péninsule Indienne). Ce fut la pire catastrophe
chimique de l'histoire. On estime que 3'500 à 7'500 personnes sont
mortes à cause d'une exposition directe aux gaz, les chiffres exacts
ne sont pas connus. Les gaz ont brûlé les yeux et les poumons,
sont passés dans le sang et ont frappé pratiquement tous
les organes. Cette nuit a malheureusement été le début
d'une tragédie qui continue. Union Carbide, propriétaire
de l'usine de pesticides à l'époque de cette fuite de gaz
mortels, a abandonné son usine en y laissant de grandes quantités
de poisons. La population de Bhopal vit depuis avec une adduction d'eau
contaminée et un héritage toxique qui continue à
faire des victimes. Aujourd'hui, plus de 20'000 personnes vivent à
proximité de l'usine et une deuxième génération
d'enfants est victime des graves impacts de cet héritage industriel
toxique. Près de 16'000 personnes sont mortes et 500'000 ont été
blessées.
Comme lors des attentats du 11.09.2001 à New York, la mort de civils
innocents a choqué la communauté internationale et provoqué
des réactions. Après la catastrophe de Bhopal en 1984, la
législation sur l'environnement et la sécurité chimique
a été renforcée dans de nombreux Etats riches, et
l'industrie chimique a développé des codes de conduite comme
"Responsible Care" (L'Engagement Responsable). Ce réveil
n'a toutefois pas été complet et les actes qui l'ont suivi
ne sont pas allés bien loin et n'ont pratiquement pas bénéficiés
aux personnes les plus touchées par la catastrophe de Bhopal; l'industrie
chimique a ignoré un assainissement du site.
Union Carbide-Dow : Depuis la catastrophe de 1984,
Union Carbide a cherché à changer d'identité de différentes
façons pour se débarrasser du stigmate de Bhopal. En fusionnant
avec Dow, Union Carbide s'est débarrassée avec succès
de son détestable nom.
Pendant que Dow-Union Carbide fuit le problème, l'héritage
toxique de Bhopal reste. Bhopal est un des nombreux sites contaminés
par Dow et d'autres transnationales chimiques qui sont en train d'empoisonner
des populations sur toute notre planète, souvent dans des Etats
en développement.
Sources : site Greenpeace France -
Plus d'informations sur : www.bhopal.net

Au Kazakhstan, la culture du coton
tue la mer d'Aral
Cette mer intérieure
à l'est de la Mer Caspienne, bordée par l'Ouzbékistan
et le Kazakhstan, alimentée par le Syr-Daria
et l'Amour-Daria, a vu sa superficie se réduire jusqu'à
35 000 km² contre les 64 000 km² avant l'industrialisation forcée
par l'Union Soviétique. Cette diminution est le résultat
d'une politique irrationnelle de la culture du coton. Afin de répondre
aux grands besoins en eau que nécessite cette plante, les eaux
des deux fleuves ont été détournées de leurs
cours pour irriguer les zones cotonnières d'Ouzbékistan
et du Kazakhstan. Cette politique d'irrigation a définitivement
asséché le Syr-Daria et l'Amour-Daria qui n'arrivent plus
à leur destination finale, le lac Aral.
La fragilité du coton a nécessité l'emploi de doses
massives de pesticides. La salinité augmente également de
manière dramatique à cause des alluvions. Des paysages sans
relief, une chaleur qui peut dépasser 40° en été,
des vents incessants qui dispersent le sel dans toute la région
transformant ainsi cette zone en désert.
L'immense quantité de pesticides utilisés (plomb, cuivre,
zinc, cadmium, etc.) a contaminé le sol et la nappe phréatique,
rendant ainsi l'eau imbuvable et contaminant les cultures. Tous ces facteurs
expliquent le grand nombre de maladies contractées par les habitants
de la région. D'après les statistiques officielles, 42%
des enfants de la région naissent avec de graves problèmes
de santé.
Fernand Goldschmit, Membre de la délégation de la Commission
européenne Alma-Ata - Kazakhstan, Rc Luxembourg, 23 août
1999
(Extrait de la lettre du Rotary contact n°208, du 05/2000)

Le lac Baïkal, en Sibérie,
cesserait d'être pollué d'ici à 2007
Le lac Baïkal est classé au Patrimoine mondial
en 1996 selon les quatre critères utilisés par l'Unesco.
il pourrait passer aujourd'hui de la liste du Patrimoine mondial à
la liste du Patrimoine mondial en danger sur la demande des écologistes.
Situé au sud-est de la Sibérie, le lac Baïkal, d'une
superficie de 3,15 millions d'hectares, est le plus ancien (25 millions
d'années)
et le plus profond (1 700 m) lac du monde. Il contient 20 % des eaux douces
non gelées de la planète. Son ancienneté et son isolement
ont produit une des faunes d'eau douce les plus riches et originales de
la planète, qui présente une valeur exceptionnelle pour
la science de l'évolution, ce qui lui vaut le surnom de «
Galápagos de la Russie ».
Construite en 1966 au bord du lac sibérien, l'usine de Baïkalsk
produisait à l'époque soviétique une cellulose particulière
pour l'aviation militaire et le secteur spatial.
Le gouvernement soviétique avait promis l'arrêt de la production
à Baïkalsk pour 1993, avec une transformation de l'entreprise
en usine fabriquant des meubles. Le projet n'a pas été réalisé
faute d'argent et l'usine a continué de polluer le lac, provoquant
la colère des écologistes.
Aujourd'hui encore, l'usine rejette dans le Baïkal près de
115.000 m3 d'eaux usées par jour.
Grâce au crédit de la Banque Mondiale, de 22,4 millions de
dollars, qui pourra être utilisé ''à partir d'octobre'',
l'usine de Baïkalsk sera enfin modernisée et cessera de polluer
le lac d'ici à 2007. L'argent de la Banque Mondiale permettra de
créer ''un cycle fermé de circulation des eaux''.
Le lac Baïkal :
Superficie :31.500 kilomètres carrés, 636 km de long pour
une largeur moyenne de 48 km.
Le bassin des cours d'eau alimentant le Baïkal a une surface de 557.000
kilomètres carrés.
Le lac contient 23 millions de m3 d'eau, ce qui représente 20%
des ressources mondiales d'eau douce de surface et 80%
des ressources d'eau douce de la Russie.
Le lac se trouve à une altitude de 456 mètres, c'est le
réservoir continental le plus profond du monde, avec 730 mètres
de profondeur moyenne et 1620 mètres de profondeur maximale.
Publié le 18/08/2003 sur actu-environnement.com

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